Monsieur le Préfet,
Nous nous permettons de venir par la présente, attirer votre attention sur des manquements graves relatifs
à l’application de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) dans la commune d’Olivet’ et obtenir vos réponses à nos questions.
Notre commune se caractérise par un développement essentiellement pavillonnaire
recherché par ses habitants. Cette caractéristique demande, dans les évolutions souhaitées par le consensus national sur le droit au logement, le respect d’une large
concertation. D’autre part, le gouvernement par la voix de la ministre a réaffirmé récemment la volonté d’appliquer la loi SRU.
Dés le début du mandat la transformation des deux tiers du parc locatif du
Clos de Lorette en logements sociaux a été réalisé. L’information sur cette opération a été dissimulée par l’équipe majoritaire pendant les débats qui accompagnent une élection
municipale, temps fort de la vie démocratique. Nous souhaitons que les prochaines échéances ne soient pas entachées des mêmes défauts.
Cette opération présentait un caractère trop massif en fonction de nos engagements de campagne. Aussi, même si
l’on considère les changements de critères définissant les logements sociaux et les opérations lancées par l’ancienne mandature, la commune d’Olivet n’apparaissent qu’à mi
chemin des nécessités définies par la loi.
Il reste un nombre de logements à réaliser qui pose un défi que notre commune aura du mal à relever, puisque
plus de 900 logements sociaux manquent encore dans notre commune alors que la date de l’obligation stricte de la Loi approche.
Or :
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depuis six ans les terrains achetés par la commune sous l’ancienne mandature pour la réalisation de logements
sociaux ont été vendus à des promoteurs dont la préoccupation n’est pas la réalisation de logements sociaux.
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Le Plan local D’Urbanisme est maintenant adopté par la commune et les initiatives communales n’apparaissent pas
sur ce sujet. Au contraire, l’appétit des promoteurs hypothèque toute réflexion communale dans ce domaine.
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Le plan local de l’habitat adopté par l’agglomération est considéré par la commune dans ses aspects
quantitatifs : 43 logements sociaux par an pendant trois ans comme une imposition préfectorale n’engageant pas la commune : Question écrite d’Olivet Ensemble Autrement et
réponse de la municipalité.
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La déclaration du Maire en conseil Municipal sur la nécessité de la réalisation d’opérations massives pour
rattraper le retard n’est pas sans jugement de notre part : allons nous à Olivet refaire les erreurs des autres communes ?
Nous voudrions obtenir du contrôle de légalité les précisions suivantes :
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La commune d’Olivet est-elle exemptée de l’application des Lois votées et réaffirmées par la représentation
nationale ?
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Le Plan Local de l’habitat donne une obligation de programmation sur la période de trois ans ou n’est-il
qu’un vœu préfectoral ?
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Les déclarations sur les opérations massives faites par le Maire en Conseil Municipal sous-entendent-elles un
dessaisissement de la responsabilité communale en ce domaine ?
Monsieur le Préfet, vous comprendrez l’intérêt que nous portons à vos réponses, car nous sommes conscients
que toute évolution sur Olivet se doit de respecter une concertation large, de nature seule à permettre de conserver le caractère qualitatif de l’urbanisme
Olivetain.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre haute considération.
Yves Martinez
Conseiller Municipal
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L’absence de planification du développement urbain ou de contraintes claires dans de nombreuses zones permet d’envisager n’importe quel projet dans l’avenir mais ne
garantit absolument pas un développement harmonieux dans le respect de notre cadre de vie.
Les propriétaires de terres agricoles ne peuvent envisager avec sérénité l’avenir de
l’affectation de leurs terrains et donc, pour certains, de leur activité puisque leurs champs pourraient être vendus au coup par coup à plus ou moins brève échéance. (Ces espaces peuvent aussi
être convoités pour la réalisation d’infrastructures, de zone d’aménagement concertée, de zone d’activités…)
Ainsi, nombreux sont les espaces laissés en friches dans ces zones.
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Le plan local d’urbanisme (PLU) a été instauré en 2000 à la place du plan d’occupation des sols afin de clarifier le zonage et les règlements de construction au niveau
communal.
Il représente le document de planification de l’urbanisme dans notre commune puisqu’il doit fixer
les règles d’utilisation des sols et permettre d’organiser et de prévoir le développement urbain.
A Olivet, le PLU devrait être un document essentiel puisque son élaboration doit, d’après nous,
garantir à notre territoire la préservation de son identité, du « charme » qui a attiré depuis une trentaine d’années la majeure partie de nos concitoyens.
Notre commune, qui est l’une des plus vastes de l’agglomération orléanaise mais surtout, l’une de
celles qui dispose le plus d’espaces non-construits, est soumise à une forte pression foncière et doit donc se donner les moyens de gérer son développement urbain tout en gardant les atouts
paysagers qui la caractérisent.
Il faut donc définir un zonage strict pour guider l’urbanisation et ne pas laisser, comme c’est le
cas dans notre PLU, de vastes zones d’incertitudes dans lesquelles tout est envisageable, et particulièrement une urbanisation anarchique au gré de la vente de terrains par certains
propriétaires.
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